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Un atelier pour écrire, à Montpellier

Un atelier d'écriture ouvert à tous et toutes, les jeudis matin au Gazette café (quartier de la gare)

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Journal du 13/11/25 : Démontagner avec Maxime Cain

J’ouvre aujourd’hui sur ce blog un journal de l’atelier.

J’ouvre ce journal après neuf ans d’existence, oui, l’atelier existe depuis toutes ces années, installé d’abord à la Maison des chômeurs, puis au Gazette café qui lui est mitoyen, mais depuis peu la Maison des chômeurs a migré ailleurs. Un jour, d’ailleurs on pourrait bien écrire sur ce lieu, il faut que je le note dans mes tablettes.

Neuf années, à raison d’une vingtaine d’ateliers par an, exceptée la période bien particulière du confinement, où on a commencé à organiser des ateliers à distance, en visio, abandonnés depuis pour ma part mais je connais des animateurs qui pratiquent ce type de dispositif avec aisance et bonheur, chacun son style.

Je ne vais pas faire le calcul exact du nombre d’ateliers animés, et je ne vais pas numéroter non plus ces pages de journal, elles viendront quand elles viendront, et s’il y a des trous, ça fera aussi partie de la vie de l’atelier !

 

De quoi s’agit il ?

 

L’idée est de communiquer sur l’atelier autrement, et de communiquer entre les séances, pur encourager les personnes présentes à reprendre leurs textes, pour garder le lien avec celles et ceux qui n’ont pas pu venir à l’atelier mais comptent le rejoindre.

Le projet est aussi d’encourager les participants et participantes à m’envoyer leurs textes (ou un morceau de leurs textes) pour le publier sur le blog, et le partager avec d’autres, notamment les absent·es. Et poursuivre l’atelier avec des pistes de lecture, avec des titres d’ouvrage que je peux évoquer au cours de la séance, en marge de la proposition. Et partager des réflexions dans la continuité de nos échanges.

Ce journal peut aussi donner envie à des personnes de rejoindre l’atelier. Bien que l’atelier fasse souvent le plein, je suis toujours heureuse d’accueillir des nouveaux et des nouvelles.

Pour commencer nous allons revenir sur l’atelier de ce jeudi 13 novembrevous étiez 13 à avoir répondu présent. Du monde autour de la table !Le Gazette café accueillait peu de clients ce matin-là, ambiance plutôt calme. Aux murs, toujours l’expo de J. Marsala et JP Bocaj Retour au garage.

 

La proposition d’écriture s’appuyait ce jeudi sur une planche de BD. Une autre forme d’écriture, qui voyage entre deux modes d’expression, le dessin et le texte. Mais pour cette planche, pas de texte, seulement un dessin, sur quatre vignettes qui constituent la première page de cet premier album de Max Cain, Démontagner (Ed. Actes sud). On y voit un homme en noir et blanc, béret et marche chaloupée qui avance dans une rue, son chien le devançant. Qu’a t’il dans la tête, vers quoi se dirige t’il ? C’était l’objet de la piste d’écriture proposée au groupe qui ne connaissait pas le titre de l’album, donc ne savait pas où les pas de cette homme le menait.

À cette proposition, j’ai ajouté une contrainte d’écriture : évitez les adjectifs qualificatifs. Spontanément, on emploie des adjectifs qui aident à dire, à décrire. Ce peut être une solution de facilité. En s’empêchant on va devoir trouver un autre moyen de suggérer le grand arbre, la belle vallée, ou le garçon renfrogné. Précisément M. Cain en utilisant la plume et le noir et blanc, pas de couleur, ouvre notre imagination. La contrainte en écriture, de façon générale, oblige à trouver d’autres chemins qui s’avèrent après coup souvent plus pertinents. De plus, un emploi excessif d’adjectifs a pour effet de limiter l’espace d’interprétation de celui, de celle qui lira le texte, là où il ou elle a envie de déployer son imagination. Comme le noir et blanc de ce dessinateur. Car on ne lit pas uniquement pour découvrir des personnages et leurs histoires imaginés par d’autres, on lit aussi pour le plaisir de se raconter une histoire.

En suggérant plutôt qu’en disant, la lectrice que je suis trouve sa place dans le texte, je prends place, je participe à sa création.

Voilà quelques éléments évoqués lors de l’atelier, qui peuvent aussi vous aider pour vos textes futurs.

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Une note résonne de manière continue, comme le sifflement d'un train,
accompagné d'une bourrasque de vent, et d'une botte de paille qui roule. 

Un homme, un cow-boy sans flingue avance, toujours au même rythme, face à son ombre.

Déterminé de nonchalance, il avance ; le décor change, mais qu'importe, il avance ; accompagné d'un chien acolyte qui ouvre librement la route, sauf après le passage, d’une troupe de shérifs qui lui fit mettre une laisse, car ils avaient une mission à accomplir. eux aussi ;

alors, ils continuèrent leurs marche, incognito, à travers les paysages en travelling de ce western moderne, avec cette même note qui siffle.

 

Damien

 
 
 
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