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Un atelier pour écrire, à Montpellier

Un atelier d'écriture ouvert à tous et toutes, les jeudis matin au Gazette café (quartier de la gare)

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Choisir sa route, avec Robert Lee Frost, atelier du 11 décembre 2025

Ce jeudi 11 décembre, nous sommes partis d'un poème de R.L. Frost : La route que je n’ai pas pris, poète nord-américain (1874- 1963) 

Frost connut de nombreux drames au cours de sa vie, personnels et familiaux et face aux bouleversements du modernisme américain de la fin du XIX°s., il prend un parti radicalement opposé aux poètes de son temps, qui exaltent le modernisme, la fraternité, l'engagement à travers différents courants. Il se laisse inspirer par la campagne américaine à la fois pour les thèmes et les images. Son œuvre répond d'une certaine façon à la vision de Thomas Jefferson du paysan heureux.R. Frost choisit une écriture épurée en écho avec des sujets à l'apparence concrète, presque simpliste.

Frost est un poète de l'intime,  de la solitude, un chantre de la nature. 
 

Proposition d’écriture :

En se promenant dans la nature on doit souvent choisir entre deux chemins  : il y a celui que l’on va prendre, et celui que l’on va laisser. En choisir un plutôt qu’un autre peut avoir des conséquences importantes. Choisir ce chemin plutôt que celui-là c'est prendre un risque, outre la chute ou la blessure, il y a l'hypothèse d'une rencontre qui peut être décisive pour nous, ou insignifiante. Choisir un chemin c'est renoncer à un autre qui aurait pu offrir d'autres perspectives, mais on ne le saura pas puisqu'on a choisi le premier ... 

La métaphore est facile à filer.

Dans la vie on doit choisir en permanence, sollicités de toutes parts, on doit choisir le film à privilégier, les produits du marché que l’on va cuisiner, l’activité qu'on va suivre etc.

Des choix qui semblent à première vue insignifiants peuvent devenir conséquents, nous entrainer loin. On retrouve ce type d’argument dans les films burlesques par exemple : un personnage a choisi de passer sous un échafaudage et toute sa vie est engagée à le suite de mésaventures qui s’enchainent sans fin.

On n'imagine pas où nos choix nous entrainent.

Prenez un choix que vous avez fait un jour (ou que vous inventez) :

- entre deux robes vous en avez choisi une, c’était la bleue, et malgré son prix car la rouge était moins cher, c’aurait été plus raisonnable. Mais le bleu me tentait, il allait avec les chaussures achetées la veille. Je me décidais donc pour la bleue sans imaginer que....

- entre deux métiers, vous avez choisi celui qui convenait mieux à vos aspirations d’adolescente, tout feu tout flamme, vous vouliez révolutionner la planète, participer à plus de justice. Vous vous êtes engagée, sans compter, et puis un jour vous vous être retournée sur vous même et …

- entre deux villes il a fallu choisir, habiter dans l’une c’était se trouver tout près de son travail, l’autre nécessitait de prendre la voiture chaque matin pour se rendre au travail. Alors vous avez choisi…

- ce peut être aussi la toute que je n’ai pas prise, et je n’en ai prise aucune, je suis resté là, je n’ai pas choisi

Choix raisonnable ou raisonné, ou spontané, impulsion. Essayez de travailler les balancements dans lesquels on se trouve en permanence que l’on opère, et développez le choix que vous (ou votre personnage) n’a pas fait, comme le poète.

 

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