Un atelier d'écriture ouvert à tous et toutes, les jeudis matin au Gazette café (quartier de la gare)
2 Avril 2026
Aujourd'hui, nous avons joué à "J'en ai marre, Marabout, Bout d'ficelle, Selle de cheval..." , en plusieurs temps, à l'oral et à l'écrit.
Ce procédé s'appelle une concaténation. Le mot vient du latin cum, « avec », et catena, « chaîne, liaison » et désigne l'action de mettre bout à bout au moins deux chaines de caractères. Il consiste à mettre à la suite des arguments ou idées en faisant en sorte que l'idée finale d'une proposition se retrouve au début de la suivante.
A partir d'une expression initiale, on construit une suite d'expressions ou une suite de mots dont les premières syllabes correspondent phonétiquement aux dernières de l'expression précédente (ou bien s'enchainent par rapprochement d'image ou de sens)
Nous nous sommes inspirés d'un poème de Marion Collé (extrait de Traverser les murs opaques)
Inventer pour résister. Résister
pour se perdre. Se perdre pour
être libre. Être libre pour être
ardent. Percé par la poussière.
Pour être la matière. Pour être
dans l’espérance. Pour être l’esp-
érance. Comme une petite fenêtre.
Une toute petite fenêtre. Une meur-
trière. Pas pour faire la guerre.
Pas pour regarder sans être vu.
Pas pour voir d’où vient l’ennemi.
Pas pour se cacher. Pas pour se
mettre dans la nuit. Alors ce
n’est pas ça. Non. Ce n’est pas une
meurtrière. Ce n’est pas le bon
mot. Il faut chercher encore.
La proposition d'écriture étant de se lancer dans ce jeu en partant de :
Ralentir pour...
...pour se laisser ensuite porter par les associations qui viennent aussi spontanément que possible, et laisser les mots s'inviter sous la plume.
Et si vous voulez découvrir la démarche de Marion Collé, je vous invite à cliquer ici